Ça chauffe, ça fait suer !

Mardi 23 juin 2026, 15h45. Le thermomètre affiche 43°c. Un « grillon » se frotte le torse à l’extérieur ! De retour de la porcherie, pour la 2eme douche des cochons. En entrant, ils sont apathiques, en hyperventilation pour la plupart.

La douche froide !

Une respiration sonore, très rapide, les flancs très actifs. A mon arrivée, ils devinent tout de suite l’instant de soulagement qui va venir : l’écoulement d’un tuyau d’arrosage sur la gueule, l’échine, le dos. Le sol ensuite humide leur permettra de faire durée le plaisir. Mais les températures montent tous les jours. Et pour certains porcs plus agés, il devient difficile de les calmer, même en prolongeant la douche. Des toux se font entendre.

Une échange avec le vétérinaire va être nécessaire. Sur les cochons partis à l’abattoir cette semaine, un avait une infection pulmonaire. Ca rappelle des souvenirs : l’an passé, 2 cochons avaient succombé le même jour à une septicémie, après un épisode caniculaire. Le contrecoup fatal.

Le chaud froid

De retour vers l’atelier de charcuterie, les groupes de réfrigération des chambres froides sont toutes en fonctionnement. Ah, non, sauf un. D’ailleurs une alarme se fait entendre ! On coupe le tout, pour laisser refroidir. On transfert toutes les viandes dans l’autre chambre froide. Appel aux services Want aid de St Hilaire, installateur et dépanneur spécialisé. Injoignable ! Ils doivent être débordés. Il faudra patienter, ca se comprend.

Coté organisation de travail, on ne travaille que le matin, en débutant tôt. Faire le nettoyage du laboratoire l’apres midi, par ces températures, c’est vivre dans un hammam ! Nos vêtements sont vite imprégnés de sueur !

A cran, d’arrêt !

Bref, ce mauvais temps nous met à cran. Tous. Bon, je vous évoque, la situation sur l’élevage. Mais c’est tout notre quotidien qui est affecté. On est irritable, transpirant, fatigué. Et ca va durée ! Pour cette épisode encore quelques jours. Mais d’autres épisodes suivront.

Que faire ? Quand Frédéric compte des dizaines de volailles mortes, quand le foin, à peine engrangé est dejà distribué aux vaches, quand les cultures sont asséchées, quantité de récolte compromise.

A problèmes globales, réponses locales. Nos fermes, de petites tailles, ont est rayonnement très local. Surtout en vente directe, grâce a vous. Sans être des modèles, elles ont un avantage : leur empreinte carbone limitée. C’est toujours ca !