Ca y est, l’été apocalyptique se termine !

Les pluies reviennent …un peu… trop peu encore.
Les températures sont plus supportables mais encore bien élevées pour la saison.

Une quasi certitude : il n’y aura pas de pâturage cet automne. L’herbe a subi trop de chaleurs et de sécheresse. Les vaches mangent depuis le mois de juin, le foin qu’elles auraient dû manger cet hiver et ce sera sans doute comme ça jusqu’au printemps prochain.

Il nous faudra donc acheter du foin, entre 100 et 120 tonnes. Ce qui vient, bien-sûr, grever fortement le budget. Peut-être ressemer des prairies (la décision n’est pas encore prise, pour l’instant nous observons).
Heureusement, nous sommes installés depuis longtemps, nous avons fini de rembourser notre outil de travail, ce qui nous permettra de supporter la charge financière supplémentaire. Nous pensons à nos collègues, nouveaux installés, que cette année vient fortement fragiliser.

Les anciens disaient «  année de foin, année de rien ». Cette année, il faut être réaliste, c’était encore pire que rien, peu de céréales, pas d’herbe, peu de fruits, peu de légumes et pas de foin non plus. Même les anciens n’on pas de dictons pour cette situation inédite. L’eau c’est la vie et cette année, nous avons tous pu constater à quel point c’était vrai. Sans compter les fortes chaleurs qui brûlaient tout.

Le bilan est lourd, mais nous ne baissons pas les bras, nous allons continuer à travailler dans le respect du vivant, c’est notre crédo depuis le début. Nous aimons notre travail et nous avons conscience de son importance. Vous avez été nombreux à nous le rappeler à l’occasion de cette grande fête qu’a été les 20 ans du magasin. Ce bel évènement est arrivé à point nommé pour nous rebooster et nous rappeler le sens de notre engagement, l’importance d’avoir à nos côtés nos clients, nos voisins, nos collègues paysans et parfois les 3 en même temps. Car nous faisons équipe et une bonne équipe.

Nous réfléchissons aux évolutions possibles face à ces étés que nous savons être de plus en plus récurrents à l’avenir.

Nous continuerons à planter des arbres, pour le long terme. Nous réfléchissons à l’alimentation de nos vaches, à la composition de nos prairies, à du fourrage qui se récolterait plus tôt pour faire plus de stock. Bref nous cherchons des solutions, aucune ne sera miraculeuse. Il faudra surtout faire preuve de résilience comme depuis la nuit des temps dans ce métier.


Isabelle et Rémi, vos éleveurs bovins et paysans-boulangers